Feu! Chatterton livre une belle leçon de vie au Paléo

En parlant de son dernier album Labyrinthe, le groupe Feu! Chatterton a partagé avec One FM une réflexion sur la vie, le temps qui passe et l'importance d'accepter les détours.(DR)
Quelques heures avant de monter sur la scène Vega du Paléo Festival, Feu! Chatterton s’est confié au micro de One FM. En parlant de son dernier album Labyrinthe, le groupe a partagé une réflexion sur la vie, le temps qui passe et l’importance d’accepter les détours.
On s’attendait à parler musique. On a finalement parlé du chemin que chacun emprunte dans sa vie.
A quelques heures de son concert au Paléo Festival, Feu! Chatterton s’est arrêté au micro de One FM. Interrogé sur Labyrinthe, son dernier album, Arthur Teboul a livré une réponse aussi poétique que philosophique.
« Pendant longtemps, on cherchait la sortie »
Pour beaucoup, un labyrinthe est un endroit dont il faut s’échapper le plus vite possible.
Pour Feu! Chatterton, c’est exactement l’inverse.
Arthur Teboul raconte que pendant l’écriture de l’album, le groupe cherchait sans cesse une issue. Puis une évidence s’est imposée.
« On a compris qu’il fallait accepter de se perdre. »
Une idée qui traverse tout l’album Labyrinthe et qui résume parfaitement leur état d’esprit.
Prendre le temps de vivre
Le chanteur cite alors les premiers mots du morceau Labyrinthe:
« Décorer le labyrinthe le temps d’une vie. »
Pour lui, nous passons souvent notre temps à courir après un objectif, une réponse ou une destination.
A vouloir aller toujours plus vite.
A chercher la sortie.
Mais la vie est aussi faite de détours, d’impasses et de chemins inattendus.
C’est justement dans ces moments-là que l’on apprend le plus sur soi.
« Se perdre est peut-être la seule occasion de vraiment se trouver », résume Arthur Teboul.
« Dans un labyrinthe… on peut pique-niquer »
Après cette réflexion profonde, le chanteur conclut avec une simplicité désarmante.
A la question de savoir ce que l’on peut faire dans un labyrinthe, il répond simplement:
« On peut pique-niquer. »
Une manière de rappeler que le plus important n’est peut-être pas d’arriver le premier, mais de profiter du chemin.
Le mantra que le groupe aimerait laisser à son public
Interrogés sur la phrase qu’ils aimeraient que les spectateurs gardent en tête après leurs concerts, les membres de Feu! Chatterton évoquent leur dernier single Ce qu’on devient.
Une phrase revient immédiatement.
« Faut croire que ce qui est devant nous est grand. »
Pour eux, cette idée aide à avancer. Elle invite à regarder vers l’avenir plutôt qu’à idéaliser le passé.
Un autre membre du groupe cite également un vers qui le touche particulièrement:
« Je vois des fleurs sur le bitume. »
Une image simple qui résume l’envie de trouver de la lumière, même lorsque tout semble plus sombre.
Rendez-vous à Genève en décembre
Après son passage remarqué au Paléo Festival, Feu! Chatterton retrouvera rapidement le public suisse. Le groupe se produira le 8 décembre à l’Arena de Genève pour un nouveau concert très attendu.
En attendant, les festivaliers du Paléo auront peut-être retenu une chose de cette rencontre: parfois, accepter de se perdre est le meilleur moyen d’avancer.